Comment éviter les disputes entre frères et sœurs pendant les vacances ?
On a un souvenir très précis de ça.
On arrive dans une location avec piscine, qu'on attendait depuis des mois. À peine les valises posées, les garçons sont déjà en train de se chamailler.
Qui découvrira la maison avant l'autre ? Qui aura la grande chambre ? Qui sautera le premier dans la piscine ? 🤯
Et nous, qui nous faisions une joie de commencer ces vacances, on réalise en moins de dix minutes que les disputes, elles aussi, sont parties avec nous. Enjoy ! 🙃
Pourquoi les vacances sont un terrain idéal... pour les petites disputes
À la maison, les enfants ont chacun leurs habitudes. L'école, les activités, les copains créent naturellement des moments où ils ne sont pas ensemble. En vacances, cette respiration disparaît d'un coup.
Tout est nouveau : la maison, les chambres, les règles, les repères... Et chacun cherche à trouver sa place. C'est souvent pour cette raison que naissent ces petites batailles qui nous paraissent complètement absurdes.
Pour eux, c'est parfois une façon de prendre leurs marques dans un nouvel environnement.
Ajoutez à cela la fatigue du trajet et l'excitation du départ… et il n'en faut parfois pas plus pour qu'une dispute éclate.
Les petites choses qui nous aident vraiment
Avec le temps, il y a quelques habitudes qui nous ont souvent permis d'éviter que les petites tensions ne se transforment en grosses tempêtes. On ne vous promet rien mais on vous les partage ici.
1. Leur laisser une chance de trouver une solution
Notre premier réflexe était de vouloir arbitrer immédiatement. Aujourd'hui, on essaie d'attendre quelques instants. Pas pour les laisser se débrouiller coûte que coûte, mais pour leur laisser une chance de discuter entre eux.
On intervient surtout sur le ton employé et sur le temps d'écoute qu'ils s'accordent l'un à l'autre. Et on est souvent surpris de voir qu'ils peuvent trouver eux-mêmes un compromis.
2. Donner un rôle à chacun
Les enfants adorent avoir une mission. Le responsable de l'itinéraire. Le photographe officiel. Ou celui qui choisira le marchand de glaces. 😋
Quand chacun a son propre rôle, il y a souvent moins besoin de se battre pour trouver sa place.
3. Anticiper les moments compliqués
Avec le temps, on a repéré les moments où les disputes arrivent le plus souvent : la fin d'un long trajet, l'attente au restaurant. On essaie donc de prévoir une petite activité ou un jeu avant que la tension ne monte.
Chez nous, c'est même plus souvent lié à la faim qu'à l'ennui. Mais eux mêmes ne savent pas se rendre compte que c'est en fait leur petit bidon qui hurle. Du coup, toujours avoir un petit encas si le repas ne peut pas suivre très rapidement. Changement constaté 5mn après engloutissement.
Tout ça ne fonctionne pas à tous les coups… Mais suffisamment souvent pour qu'on continue.
4. Faire redescendre l'émotion avant d'en parler
On a remarqué une chose : quand la dispute est déjà bien installée, chercher immédiatement à savoir qui a raison et qui a tort ne mène généralement nulle part.
L'émotion est trop forte. Notre petit truc, c'est de les embarquer sur complètement autre chose : "Vous avez vu ce bateau ? Vous pensez qu'il peut aller à quelle vitesse celui-là ?"
Quelques minutes plus tard, la tension est souvent redescendue. Ce n'est pas une façon d'éviter le problème. C'est simplement une façon de choisir un meilleur moment pour en parler.
On règle toujours plus facilement un conflit lorsque tout le monde est redevenu calme.
5. S'accorder aussi des petits moments séparés
On a souvent envie de profiter de chaque minute ensemble pendant les vacances. Pourtant, passer plusieurs jours sans jamais souffler peut être fatigant... pour les enfants comme pour les parents.
Alors, quand c'est possible, on essaie de créer de petites bulles d'oxygène. Un enfant qui part chercher une glace avec papa pendant que l'autre reste jouer avec maman. Une balade à deux. Dix minutes de lecture chacun dans son coin. Ou tout simplement un moment où chacun fait une activité différente.
Ce ne sont pas de grandes séparations. Juste de petites respirations qui permettent souvent de se retrouver ensuite avec beaucoup plus de plaisir.
6. Mettre en lumière les bons moments
Notre petit préféré pour la fin.
On passe beaucoup de temps à intervenir quand ça ne va pas. On oublie parfois de souligner quand ça se passe bien. Alors on essaie de le faire davantage.
"J'ai adoré vous voir construire ce barrage tous les deux."
"Tu as eu une super idée pour le jeu dans la piscine et toi tu as tout super bien rangé à la fin."
Parfois, on leur demande même de dire une chose qu'ils ont appréciée chez l'autre.
Au début, ils cherchent un peu. Puis ils trouvent.
"J'ai bien aimé quand tu m'as aidé à construire le château de sable."
"Tu es fort pour trouver de beaux coquillages."
Petit à petit, ils apprennent aussi à regarder ce que l'autre fait de bien, et pas seulement ce qui les agace.
Maintenant on préfère vous prévenir…
On n'a jamais trouvé la formule magique. Les disputes reviennent. Tout le temps. 🥲
Parfois plusieurs fois dans la même journée. Parfois juste avant de partir en balade.
Parfois exactement au moment où l'on se dit : "Tiens, ça fait longtemps qu'ils ne se sont pas disputés..." (Erreur de débutant.)
Avec le temps, on a simplement appris à les vivre un peu différemment, à les désamorcer un peu plus vite et surtout à moins leur laisser prendre toute la place.
Et si vous avez, vous aussi, une petite astuce qui fonctionne dans votre famille, surtout ne la gardez pas pour vous. 👀 On a bien l'intention de tester vos idées pendant nos prochaines vacances… 😁