Devoirs à la maison : comment repartir sur de bonnes bases à la rentrée ?
Devoirs à la maison : comment repartir sur de bonnes bases à la rentrée ?
La rentrée, c'est un peu le 1er janvier des parents.
On achète de nouvelles fournitures, on remet des horaires de coucher à peu près décents et on se promet que cette année, on sera organisés.
Les cartables seront préparés la veille. Les papiers de l'école seront signés dès qu'ils arriveront. Et évidemment, les devoirs seront faits dans le calme, avec le sourire, chaque soir.
Voilà.
Maintenant que nous avons tous bien rigolé, parlons sérieusement des devoirs. 😅
Parce qu'une nouvelle année scolaire peut justement être l'occasion de repartir sur de bonnes bases. Pas pour transformer la maison en deuxième école, mais simplement pour essayer de rendre ce petit rendez-vous quotidien un peu plus facile pour tout le monde.
1. Après l'école, commencer par… ne pas parler des devoirs
Votre enfant vient de passer une journée entière à écouter, réfléchir, écrire, compter, respecter des consignes et gérer tout un tas de petites interactions.
Alors lorsqu'il rentre à la maison, il n'a pas forcément envie d'entendre immédiatement :
« Tu as quoi comme devoirs ? »
Et finalement, on peut le comprendre.
Avant de sortir l'agenda, une vraie coupure peut faire du bien : goûter, jouer quelques minutes, discuter ou simplement ne rien faire.
Certains enfants préfèrent ensuite se débarrasser rapidement des devoirs. D'autres ont besoin de souffler davantage.
Il n'y a pas forcément une heure parfaite : il y a surtout celle qui fonctionne chez vous.
2. Installer une routine… mais une routine réaliste
Sur le papier, la routine parfaite est magnifique.
16 h 45 : goûter.
17 h : devoirs.
17 h 30 : douche.
18 h : temps calme.
Dans la vraie vie, à 17 h 08, quelqu'un cherche son cahier de poésie, un autre a faim alors qu'il vient de goûter et vous découvrez qu'il fallait apporter une boîte de mouchoirs pour demain.
La routine n'a donc pas besoin d'être militaire pour être utile.
Quelques repères peuvent suffire :
On rentre → on goûte → on souffle → on regarde les devoirs.
À force, les devoirs deviennent simplement une étape de la journée plutôt qu'un événement qu'il faut renégocier chaque soir.
3. Trouver l'endroit qui fonctionne vraiment
Le joli bureau parfaitement rangé dans la chambre est peut-être idéal pour certains enfants.
Pour d'autres, absolument pas.
Certains travaillent mieux sur la table de la cuisine avec un parent à proximité. D'autres ont besoin d'être seuls. Certains supportent du bruit quand d'autres sont déconcentrés par une mouche qui passe à trois mètres.
L'objectif n'est donc pas d'avoir l'espace de travail parfait, mais de trouver celui dans lequel votre enfant arrive réellement à travailler.
Avec, si possible, crayons, gomme et matériel à proximité.
Parce que chercher une gomme pendant dix minutes reste une excellente technique pour repousser le début des devoirs.
4. L'aider… sans faire à sa place
C'est probablement l'un des équilibres les plus difficiles à trouver.
Quand votre enfant bloque depuis huit minutes sur 7 × 8 et que vous connaissez la réponse depuis environ trente-cinq ans, la tentation est grande.
Mais l'objectif n'est évidemment pas que nous réussissions l'exercice.
On peut plutôt essayer :
« Qu'est-ce que tu as compris de la consigne ? »
« Comment vous avez fait en classe ? »
« Par quoi pourrais-tu commencer ? »
Cela prend parfois un peu plus de temps, mais petit à petit, l'enfant apprend surtout qu'il est capable de chercher seul.
5. Lui laisser progressivement plus d'autonomie
En début de primaire, il est normal d'accompagner beaucoup son enfant. Mais notre rôle peut évoluer au fil des années.
Au lieu de :
« Tu as fait tes devoirs ? »
on peut essayer :
« Qu'est-ce que tu as prévu pour tes devoirs ce soir ? »
Petit à petit, il peut apprendre à consulter son agenda, préparer ses affaires ou anticiper une poésie à apprendre.
Tout ne fonctionnera pas immédiatement.
Il oubliera. Vous rappellerez. Il oubliera encore.
Et puis un jour, il y pensera tout seul.
C'est aussi comme ça que l'autonomie se construit.
6. Quand ça commence à chauffer… faire une pause
Il y aura forcément des soirs où ça coince.
Un exercice incompris. Une poésie qui ne rentre pas. Un enfant fatigué.
Et parfois un parent qui n'a lui non plus aucune envie d'expliquer pour la quatrième fois la différence entre a et à.
Nous sommes humains aussi. 😅
Lorsque la tension monte, continuer coûte que coûte n'est pas toujours la meilleure solution.
Cinq minutes de pause, un verre d'eau, quelques pas ou simplement changer d'exercice peuvent suffire.
Parce qu'à partir du moment où tout le monde s'énerve, il y a généralement assez peu de grammaire qui réussit encore à entrer dans le cerveau de qui que ce soit.
7. Ne pas chercher la perfection
Une nouvelle rentrée donne envie de prendre de bonnes résolutions.
Mais une bonne organisation familiale n'est pas celle qui fonctionne parfaitement 365 jours par an.
Il y aura des devoirs faits tranquillement à 17 heures.
Et d'autres terminés à la dernière minute.
Il y aura probablement une poésie oubliée et un cahier resté à l'école.
Ce n'est pas très grave.
L'objectif est surtout d'aider progressivement son enfant à trouver sa façon de travailler, à devenir plus autonome et, si possible, à éviter que les devoirs deviennent le mauvais moment de la journée pour toute la famille.
Nouvelle année scolaire, nouvelles habitudes
La rentrée est une bonne occasion de remettre quelques compteurs à zéro.
Pas besoin de révolutionner toute l'organisation de la maison.
Parfois, déplacer l'heure des devoirs, instaurer une vraie pause après l'école ou laisser un peu plus d'autonomie suffit déjà à changer l'ambiance.
Et si cette nouvelle organisation parfaite tient jusqu'au mois d'octobre avant de commencer doucement à partir de travers…
Eh bien, on ajustera.
Après tout, il y aura encore une rentrée l'année prochaine. 😅
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